recettes de cuisine avec des plantes sauvages

18 oct. 2007

Quipic le hérisson et les prunelles


Enfant, j'ai adoré l'histoire de Quipic le hérisson, découvrant un tapis de prunelles fraîchement tombées, se roulant dedans pour les ramener chez lui. Il me semble d'ailleurs qu'il a eu un problème pour les retirer de ses piquants, mais j'ai oublié. Et c'est bien dommage, parce que au vu des ratages qui vont suivre, retrouver cette histoire m'aurait quelque peu consolée.
C'est un petit fruit bleu pruiné de blanc qui pousse sur des arbustes plein d'épines, comme mon hérisson.
Mais que faire de ce fruit âpre, quasiment immangeable ?


J'ai plusieurs expériences en cours ....
Liqueur de prunelles. Macérérer dans de l'alcool, attendre 4 mois, filtrer, sucrer. Je goûte régulièrement, pour l'instant ce n'est pas terrible. J'ai découvert trop tard que j'aurai dû perforer plusieurs fois chaque prunelle avec une épingle, pour que la saveur du fruit parfume mieux l'alcool ...
Umeboshi. Macérées un mois dans de l'eau salée (lactofermentation). La purée ensuite obtenue devrait ressembler à de l'umeboshi, à utiliser dans une sauce à salade. Mais entre ce que je lis dans mes livres, ce que j'ai imaginé à la suite de ces lectures et ce que je goûte dans mon bocal, il y a un sérieux décalage.

De la confiture. J'ai cuit un kilo des ces baies dans du jus de pommes, j'ai cassé mon robot de cuisine en voulant passer cette mixture pour éliminer les noyaux, j'ai dégueulassé toute ma cuisine, j'ai goûté, sucré, regoûté, c'est sans espoir.
Jamais de ma vie je n'ai avalé un truc aussi âpre. Cette fois encore, même si j'ai lu dans certains livres qu'on peut transformer les prunelles sauvages en délicieuses gelées, j'ai de sérieux doutes.



Pour me consoler, j'ai utilisé un peu de ce jus pour colorer des muffins en rose, à petite dose, ca passe très bien.

Le reste des prunelles est actuellement au congélateur la nuit, et sur mon balcon le jour, il subit des gelées d'automne artificielles. Suite à d'intensives recherches, c'est peut-être LA solution pour faire disparaître cette apreté de goût, même si je ne comprends pas pourquoi.
Mais vu les ratages, j'attendrai quelque temps avant de relancer mes expériences. Et si vous avez un prunellier sauvage près de chez vous, adoptez un hérisson.

7 commentaires:

la croquette a dit…

elle est chouette ton histoire ; en plus , je ne connaissez ni quipic le herisson, ni les prunelles
stephanie

Anonyme a dit…

Aie !!! En fait, il y a tout un mode d'emploi de la prunelle : déjà, ne la cueillir qu'après les gelées. Ensuite, ce qui est divin dans la prunelle, ce n'est pas sa chair mais son amande, au gout d'amande amère très prononcé. J'ai une recette de liqueur très bonne si cela te tente dis-le moi. C'est une version papier alors il faut que je la retrouve (hic) et que je la tape.
Anamawée
anamawe@yahoo.fr

Béatrice a dit…

Pas du tout immangeable, j'adore ça ! Mais comme pas mal de choses, il faut être habitué tout petit certainement (d'ailleurs mes fils qui rechignent par ailleurs sur pas mal de trucs adorent ça aussi). C'est toujours un jeu en se promenant, de faire goûter à des amis ou des enfants (comment ça sadique ?), cette petite baie si jolie au nom si agréable et de voir leur tête lorsqu'ils croquent dedans. Enfin j'en parle au passé, maintenant que j'habite au Québec, je n'en ai pas encore vu ici.

Anonyme a dit…

Je me souviens que petit je ramenait des prunelles à mes parents. Ils en ramassaient aussi quand nous allions aux mûres. Papa mettait le tout dans un grand bocal d'eau de vie, la même qu'on achète pour les griottes, avec un peu de sucre et cela faisait une liqueur (dans un bocal le parfait si j'ai bonne mémoire) dont il raffolait.

Je vais d'ailleurs m'en siroter un petit dés à coudre de ce pas.

Notons que toutes les amandes sont délicieuses, si vous êtes aussi dingue que moi, vu que la saison de la mirabelle approche, vous savez ce qu'il vous reste à faire pour vos confiture ou gnaule à mémé.

Anonyme a dit…

Personnellement j'adore la gnôle de prunelle.
Deux recettes:
la première lorsqu'elles sont bien mures, laisser passer la gelée, faire macérer dans l'eau de vie pour fruit, passer au travers d'un linge, bien essorer, sucrer avec un sirop de sucre, il faut goûter souvent pour bien adapter le sucre....
Laisser reposer. Enfin si il en reste.

La seconde:
Faire fermenter les prunelles, on peut y ajouter un peu de sucre,et les distiller.
J'ai un serpentin de pompe à bière branché sur ma cocotte minute, première distillation, ne garder que le quart du volume.
Second passage la moitié.
Là aussi, il faut goûter....
Je ne sais pas pourquoi, je pense toujours aux Tontons flingeurs et à la cuite qu'il prennent avec l'alcool de contrebande.

Anonyme a dit…

A propos, pour récolter les prunelles, on coupe les branches bien chargées, on rapporte le tout à la maison, si les prunelles sont bien mûres, elles se détachent quand on bas le tas de branche sur une bâche avec un bâton.

Anonyme a dit…

au moins quelqu'un d'honnête! Oui, leur goût est âcre, et même avec un kilo de sucre et un séjour prolongé au congélo, la confiture reste astringente... à en avoir la chair de poule! Beaucoup de temps, d'énergie et d'argent (le sucre et le gaz) pour ça!!! Et en plus je les ai cueillies au bord d'un champs - elles sont donc polluées par les pesticides.