cuisine sauvage

recettes de cuisine avec des plantes sauvages

8 févr. 2012

pâtes de fruits nèfle pomme sauvage chocolat



J'avais encore en stock sur mon balcon des nèfles et des petites pommes sauvages.
Avec le froid, tout a gelé.
Ai tout mis dans une marmite avec de l'eau (moitié nèfles moitié pommes), je les ai fait cuire, puis passé au passe-vite, pour obtenir une purée épaisse.

L'acidité des pommes s'est bien marié avec le goût sucré et vineux des nèfles, j'en ai fait des pâtes de fruit version express, avec de l'agar agar.

500 gr de pulpe de fruits
250 gr de sucre
1,5 c c de poudre d'agar agar

Faire bouillir 2 minutes en remuant, verser dans un plat rincé à l'eau froide pour obtenir une couche de 1 cm. Faire prendre au frais. Facile, avec la température qui règne dehors...

Découper en dés, badigeonner avec du chocolat noir fondu et remettre au frais.
Ils ne sont pas très beaux, mais ils sont très bons, c'est l'essentiel.


Suis en train de tester cette méthode pour les enrober de chocolat, mais je n'ai pas encore le coup de main. On ne s'improvise pas confiseur quand on fait tout à l'arrache... Mais finalement le résultat est top, non ?


En arrière-fond de la boîte bleue, la rivière qui passe devant chez moi, qui commence aussi à geler malgré le courant. Je vois passer des mini icebergs depuis ma cuisine.

En prime, quelques photos de ma ville au bord du lac pour vous mettre dans l'ambiance. Ces photos ne sont pas de moi, il fait bien trop froid pour mettre le nez dehors...


Les quais de Genève, le bord du lac ... les ports commencent à geler ...




Et voici ce qui se passe quand on gare sa voiture au bord du lac ...




27 oct. 2011

alisier, confiture ... et pain !


Autour de moi, c'est l'automne, ciel bleu, les feuilles prennent des teintes magnifiques; du coup les fruits rouges deviennent très présents à l'oeil, comme les fruits des alisiers. Je suis passée plusieurs fois à côté de ces arbres sans réaliser que leurs fruits étaient comestibles. A condition de ne pas manger leurs pépins et de les cueillir blets, comme pour les nèfles ou les cormes. D'ailleurs ils sont cousins.

Après en avoir récolté deux bons kilos, je les ai transformé en pulpe, ai testé la confiture, puis ... vous verrez !

Pulpe d'alisier:
Rincer, mettre dans une marmite, couvrir d'eau (j'ai mis du jus de pomme), faire cuire 10 minutes, passer au mixer pour écraser les baies, puis (gros travail) passer à travers une passoire fine et écraser pour obtenir le maximum de pulpe. Pour 2,2 kg de fruits j'ai obtenu 1,8 kg de pulpe.


Confiture d'alisier:
1 kg de pulpe, faire cuire 20 minutes avec 600 gr de sucre, le jus de 2 citrons, 1 c s de miel, mettre en pots.
Le résultat reste âpre. Je vais les oublier un an au fond du placard, peut-être qu'avec le temps, cela va s'atténuer, comme avec les poires et autres fruits sauvages.


J'avais lu quelque part dans un livre de François Couplan que le fruit de l'alisier pouvait être séché, moulu, et avait parfois servi de succédané à la farine dans les temps de disette. Du coup, j'ai essayé de faire du pain avec une partie du reste de la pulpe d'alisier.

Pain d'alisier:
300 gr de pulpe d'alisier
30 cl d'eau, pour diluer la levure
4 gr de levure de boulanger sèche
1 cc de sel
2 c c de sucre
10 gr d'huile d'olive
Mélanger le tout, puis ajouter
250 gr env de farine (épeautre complet pour cette fois)
Pétrir 10 minutes, ajouter de la farine si la pâte colle aux doigts.
Laisser lever 3 heures, former un pain (focaccia, par exemple), huiler, parsemer de sel et de romarin. Faire lever encore une heure, puis cuire 45 min au four. Démarrer à froid, régler sur 200° et baisser à 170° après 15 minutes.

Le résultat est bluffant. Parfum d'amande, note de pain d'épice, difficile à décrire.
A refaire absolument !


21 oct. 2011

galettes edelweiss

Parfois on a des idées fixes qui aboutissent à de beaux ratages en cuisine...
Chez moi, l'idée a germé en voyant des moules
pour faire des pains d'anis en forme d'edelweiss.


Je voulais des galettes au beurre avec une edelweiss dessus.
Je n'ose pas compter le nombre de fournées ratées, moches, ou carrément immangeables.

En me baladant sur le blog de "la cuisine de Bernard", j'ai vu cette recette,
et j'ai fait une ènième tentative.
Pour la première fois, elles commencent à être présentables,
et même tout à fait comestibles....
Je vais tout de même continuer mes tentatives,
parce que j'aimerais aussi y mettre de l'edelweiss dedans.



19 oct. 2011

chanterelles d'automne

Les premières de ma vie !
Il faut avoir la taille d'un lutin de la forêt ou ramper à 4 pattes,
le nez collé au sol pour les dénicher.

Si j'étais vraiment un lutin, je me ferais une omelette
aux chanterelles d'automne (avec un oeuf de caille) et je serais rassasiée...



12 sept. 2011

je veux bien me perdre dans cette forêt !!!


C'est une merveille de livre, à commander d'urgence à votre libraire.

L'appel gourmand de la forêt, de Linda Louis, éditions la plage, 24,50€.
Plus de détails ici, sur le site de l'éditeur, ou , sur son blog, Cuisine campagne.

En feuilletant ce livre, vous n'aurez plus qu'une envie, comme moi: tout essayer!
Je craque tout particulièrement devant les préparations à base de champignons, parce que Linda a inventé des recettes auquelles je n'aurais jamais pensé, et qui me font terriblement saliver: terrine forestière aux bolets, petits gâteaux de pomme de terre aux coulemelles, cake aux girolles, beurre de pied-de-mouton, tapenade de trompettes de la mort, mais je goûterais bien aussi au clafoutis à la purée de baies d'églantier, et à la liqueur de châtaigne...
Mais il y en a plein d'autres, je ne veux pas tout dévoiler.

Bref des plantes, des baies, des champignons faciles à identifier, même pour les débutants en forêt, une mise en page et des photos magnifiques, avec une merveille de livre comme celui-ci vous allez vous aussi entendre l'appel gourmand de la forêt.