recettes de cuisine avec des plantes sauvages

9 déc. 2008

roulés courge spaghetti et lentilles


La courge spaghetti se cuit entière, 45 min à 1 heure dans une grande casserole d'eau. Ensuite il faut la couper en 2, enlever les graines, et gratter la chair avec une fourchette. La chair se détache en filaments, d'où son nom.
Je n'étais pas une fan de ce légume avant.
Maintenant si.

J'ai mangé de la courge spaghetti tout le week-end: en salade bien assaisonnée, en salade tiède avec des lentilles, et les réfractaires à ce légume bizzare ont craqué devant cette recette (proportions pour 2 ou 3 personnes):

Pour enrouler:
le vert de 5 grandes feuilles de côtes de bettes coupées en 2, enlever la nervure blanche
10 fines tranches de jambon cru

Pour la farce:
un bol de chair de courge spaghetti cuite
un bol de lentilles vertes cuites
un peu de basilic ciselé
40 gr de fromage de brebis râpé
3 c s de graines de tournesol grillées
sel, poivre

Etaler les feuilles de bette, poser dessus 1 tranche de jambon cru et 1 grosse cuillère à soupe de farce. Enrouler, fixer avec un cure-dent, poser dans un plat à gratin. Rajouter un verre de bouillon de légumes, cuire au four 20 min à 200°.

7 commentaires:

colibri a dit…

Euh... qu'est-ce qu'il y a de sauvage dans tout ça, à part le jambon cru ?!!
Je critique, je critique (c'est dans ma nature !) mais ça prouve au moins que je vais tout le temps sur ce blog dont j'aime bien l'esprit et la démarche : tout semble simplement inspiré et savoureux... Un peu plus de salé me comblerait de bonheur !

véro a dit…

Juste, y a rien de sauvage. Sûr que cette recette serait plus originale avec des feuilles de bourrache ou de consoude.
Mais c'est l'hiver, j'ai faim quand même et il y a de la neige partout chez moi, en Suisse.

colibri a dit…

Ne te plains pas, Véro, ce doit de la vraie neige, pas de la neige-pluie comme on a ici, dans la région parisienne ! Au fait, j'ai un copain émigré en Suisse pour son travail - mais qui passe plus de temps en ski de randonnée, à mon avis ! - qui doit rappliquer fin décembre pour les fêtes. Je crois savoir que chez vous, il y a une spécialité de cardon épineux argenté en gratin avec de la moëlle, et j'aimerais bien lui faire plaisir, mais le problème c'est de courir après ce cardon que je ne connais pas. As-tu une photo, par hasard ? Moi aussi, j'ai tout le temps faim, même quand je travaille !!! La preuve, je devrais être penchée sur un dossier mais me voilà en train de bloguer, avant d'aller monobloguer... culinairement ! Et je prendrai même cinq minutes pour m'aérer tout à l'heure - j'ai la chance d'habiter à côté d'un bois -, juste pour aller cueillir quelques salades sauvages (laitue, laiteron, pissenlit, stellaire - elle est belle en ce moment -, moutarde...) pour ce soir !
Pas belle, la vie ?!

Paul a dit…

incroyable, quelle imagination, je suis scié, je cherchais juste dans gogol un truc sur les cardons et je viens de me poser sur la planète sauvage de la cuisine qui tue... si vous ouvrez un resto je suis votre cobaye, mais je vais essayer plutôt de m'y mettre, j'aime bien cuisiner mais je fais toujours tout improvisé et là je commence à tourner en rond... bon ben merci, je suis envahit de grattes culs, de pissenlit, de pâquerette, en ce moment c'est surtout la neige... manque plus que le courage, cordialement Paul.

colibri a dit…

à l'attention de Paul : à part le gratte-cul dont Véro, l'auteur de ce très sympathique blog de "cuisine sauvage", a déjà donné une recette, tes pâquerettes, pissenlit, et autres composées de la même famille (laiteron, porcelle, crépis...) qui poussent déjà bien en ce moment, peuvent finir en salade, c'est très bon. Quant au pissenlit, cru (en salade avec un oeuf mollet, du lard et des frottes) ou cuit (avec ail, tomate + boeuf si on veut), c'est très bon aussi. Et ton sang ne s'en portera que mieux ! N'oublie pas les mouffles pour aller cueillir tout ça, car, en ce moment, c'est un temps pour aller à la rencontre du yéti plutôt qu'à la cueillette !

colibri a dit…

Véro : ma question ci-dessus est nulle et non avenue, puisque j'ai trouvé la recette que je cherchais... dans ton blog (voir mon commentaire sous "cardon"! C'est vrai que je n'ai pas encore tout lu. Je devrais prendre le temps, c'est top de chez top !
Merci

Alchemille a dit…

Merci pour cette recette, je cherchais justement une autre facon de cuisiner ces blettes.
Dites-vous bien qu'a un moment ou a un autre, elles ont ete sauvages comme beaucoup de feuillus ;).
La ou je vis (en Californie), j'ai eu la chance de pouvoir encore trouve de la tetragone/epinard de Nouvelle-Zelande.