recettes de cuisine avec des plantes sauvages

1 nov. 2007

assiette en noir et blanc


Cette recette (titre original "noix de St-Jaques poêlées sur lit d'effilochées d'endives et cornes d'abondance") m'a été donnée par un ami cuisinier, et je l'ai ressortie du placard pour frimer la semaine prochaine dans le récap de Lavande sur les champignons, pour fêter le relevé du gaz d'octobre et la découverte de ces petites choses si difficiles à dénicher dans les bois:


pour 2 personnes :

6 noix de St-Jacques
3 endives
150 - 200 gr de cornes d'abondances fraîches (ou 30 gr idem séchées mises à tremper dans un peu d'eau)
20 gr de beurre
1 échalotte
0,5 dl de crème
év un peu de jus de truffes
sel - poivre

Ciseler l'échalotte, la faire suer, ajouter les cornes d'abondances (+1 dl de jus si trempées), cuire 10 minutes (20 si trempées).
Couper en effiloches les endives, les cuire à feu vif dans une 2e poêle avec un peu de beurre et assaisonner. Lorsqu'elles sont croquantes, les mélanger avec les champignons et réserver au chaud.
Dénerver les noix, les poêler à feu très vif 38 secondes de chaque côté, assaisonner, réserver.
Monter une petite sauce avec le fond de cuisson des noix, le jus des endives, beurre, crème, et 0.25 dl de jus de truffes.



La version économique ( endives + cornes même sans jus de truffe) est très bonne aussi ... J'y pense maintenant, on pourrait rajouter alors quelques râpures de fève Tonka, pour rester dans le noir et blanc ???

30 oct. 2007

facture du gaz

Début octobre, j'ai installé un compteur (en bas à droite) pour voir ...
Heureusement que ce n'est pas la facture du gaz ... Quatre mille en un mois ? ! !
J'y crois pas. Ok, j'ai bien dû à moi toute seule faire monter la facture en cliquant partout pour régler des problèmes de mise en page, de photos disparues, enfin tous ces tracas de débutante, moi qui n'utilise que 3 doigts pour taper sur mon clavier !


Merci a vous toutes ( et tous) de me lire !
J'avais donc prévu de fêter ça, avec une recette luxe. Avec tous les sous que j'économise en ramassant des fruits et des plantes par terre, j'ai mitonné une recette avec des truffes (blanches, parce que quand j'ai vu le prix des noires c'est moi qui suis tombée par terre ...)

Et je vous en parlerai une autre fois, parce que chez moi ce n'est pas le compteur du gaz qui a attrapé la grosse tête, c'est l'électricité. Les plombs sautent toutes les dix minutes, je préfère éteindre mon ordi et tenter de sauver le contenu du frigo .

Heureusement, je cuisine au gaz :-))

29 oct. 2007

gateau salé coing et romarin


2 coings
2 dl de vin blanc + 1 dl d'eau ( ou 3 dl de rosé, un fond de bouteille à finir, je ne citerai pas de nom, mais je suis sûre qu'il doit en rester sur certains blogs)
Les laver, peler, enlever les coeurs, couper en petits cubes et cuire à feu doux dans le vin blanc + eau, 20 à 30 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient tendres et que le liquide soit évaporé, on obtient 250 à 300 gr env.

Beurrer un moule à gâteau à charnière d'env. 20 cm de diamètre
Faire chauffer le four à 180°

Dans un 1er bol, mélanger :
2 oeufs
55 gr d'huile d'olive
1 yaourt nature ou fromage blanc 100 gr

Dans un 2e grand bol, mélanger:
250 gr de farine d'épautre complète (ou farine normale)
1 c à café de sel
3-4 tomates séchées (mises à humidifier 3 minutes dans la casserole où mijotent les coings) et coupées en cubes
1 sachet de levure chimique
une grosse poignée de romarin frais haché
100 gr de fromage de chèvre mi-dur coupé en petits cubes
et les coings, au dernier moment.

Mélanger rapidement le contenu des 2 bols, verser la pâte dans le moule, saupoudrer de romarin, et d'un peu de sel marin.
Cuire 35 minutes à 180°
Servir froid, à l'apéro avec un verre de blanc, ou comme repas, avec une soupe de potiron, ou une salade.

20 oct. 2007

gelée de pommes sauvages


Lors de votre prochaine promenade en forêt, ouvrez les yeux, regardez par terre et cherchez ça, en bordure de bois, près des chemins: en Savoie, on les appelle "creutzons", orthographe non garantie.


Des pommes sauvages; elles sont minuscules, 2 à 4 cm de diamètre, pas bonnes à manger crues, un peu amochées parce que tombées du pommier sauvage. En général jaune ou vertes, parfois marbrées de rouge. Ramassez-en 1.5 kilo. Il faut les goûter crues, vérifier qu'elles ne soient pas trop amères. Un peu ça va, mais il y a des pommiers meilleurs que d'autres...
Le soir en rentrant, lavez les pommes, mettez les à cuire entières (env. 30 min ) dans une grande casserole avec de l'eau qui affleure à la surface. Laissez reposer une nuit.


Le lendemain matin, faites réchauffer les pommes, puis mettez les à égoutter comme pour faire une gelée de coings:
un grand plat pour recueillir le jus, une passoire dessus avec une étamine (gaze) pour filtrer, les pommes dans l'étamine. Laisser égoutter quelques heures, presser un peu pour recueillir le jus, mais pas trop pour ne pas le troubler.
J'ai obtenu 1,4 litre de jus, que j'ai fait recuire pour le faire réduire au 2/3, donc 950 gr de jus.
Rajouter ensuite la moitié du poids de sucre (475 gr) de sucre, faites recuire 5 à 10 minutes, vérifiez la prise de la gelée, mettre en petits pots.

18 oct. 2007

confiture épine-vinette et coings


L'épine-vinette (berberis vulgaris) est un arbuste de montagne, qui possède, comme son nom l'indique, des épines triples et redoutables. Grappes de fleurs jaunes au printemps, grappes de petits fruits rouge pruineux (blanchâtres) en automne, il faut les ramasser avec des ciseaux. C'est un petit fruit ovale très acide, bourré de vitamines et de pectine, qui peut aussi s'utiliser séché: les grains rouges utilisés dans la cuisine iranienne, c'est la même chose ... sous le nom de "zereshk", souvent mal traduit par "airelles".

Vu l'acidité de ce fruit, il faut le mélanger à d'autres fruits pour en faire de la confiture: pomme, pomme sauvage, coing, sureau, poire ... Je l'ai mélangé avec des coings, puisque j'en ai des kilos à utiliser.


J'ai cuit 400 gr d'épine-vinette avec un demi-litre d'eau pendant 20 minutes, puis j'ai passé le tout pour éliminer les grappes, les pépins et autres. J'ai obtenu 3 dl de coulis d'un rouge magnifique.
J'ai mélangé ce coulis à 500 gr de pulpe de coings cuite (sans peau ni pépins), et fait recuire le tout avec 500 gr de sucre pendant 15 minutes environ, et j'ai versé cette gelée épaisse dans des petits pots, comme d'hab pour une confiture.